Le trio tourangeau prend son envol depuis la sortie de son premier album, Positive Wave, en 2020. En pleins préparatifs d’un deuxième opus et d’une tournée d’été chargée, le groupe tourangeau a pris le temps d’un café pour nous en dire plus sur ses projets.
Si vous vous baladez sur l’île de la Métairie, à la Ville-aux-Dames, ou au bois des Hâtes, vous avez peut-être déjà croisé un drôle d’attelage : un homme sur un vélo triporteur équipé d’enceintes branchées sur une batterie de camping-car, accompagné par deux musiciennes. Alban est au pédalage, machines, percussions et bouzouki. Chloé est au violon et au chant, et Camille au saxophone et mélodica.
Ne vous frottez pas les yeux, vous venez de rencontrer la version itinérante des concerts de Radio Byzance ! « Au tout début, nous avions même notre matériel sur deux diables, mais cela ne nous permettait pas de jouer tout en nous déplaçant, raconte Chloé. Mais avec les diables comme aujourd’hui avec le vélo, notre idée est d’aller au contact du public, de proposer notre musique dans une vraie proximité avec des spectateurs qui ne seraient peut-être pas venus dans des festivals ou des salles de concerts ».
Le trio ne dénigre pas pour autant les lieux de spectacles plus classiques, où leurs instruments sont posés tranquillement sur scène. Cet été, leur tournée inclut des festivals en pagaille, en Touraine (les Pieds dans la Sauce en août) et ailleurs (Festilacs, Music’o jardin, Côte à Côte, Darc au Pays…) avant un final de toute beauté à l’Evenstar Festival, en novembre prochain. A l’affiche de cet événement vendéen, de grands noms de la scène reggae et dub internationale comme Alborosie, Julian Marley, Patrice, Tiken Jah Fakoly… et Radio Byzance, donc.
« Notre tourneur nous présente comme du « dub balkanique », mais notre musique est plus large que ça. C’est ce qui nous permet d’être programmés dans des festivals spécialisés comme Evenstar, et dans des événements municipaux grand public ! ». De leurs voyages respectifs en Serbie (pour Chloé), en Grèce (Alban), ils ont rapporté des instruments, des rythmes et des sonorités variées. Leur amour des musiques latines et des sons électro, et leur goût de la découverte ont fait le reste, pour un melting-pot « non catégorisable » avec lequel ils dépassent les frontières de notre belle Touraine.