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Live Report Ouaille Note Festival #12 - 11-12 Septembre 2026

Live Report Ouaille Note Festival #12 - 11-12 Septembre 2026

Le Ouaille Note Festival devient désormais une habitude pour les lecteurs de Culture Dub. Toujours au stade Chargelègue de Vasles, en territoire gâtinais, cette édition promettait de belles surprises ! L’association Ouaille Note, qui gère désormais l’évènement du même nom, s’est encore fortement démenée pour permettre aux festivaliers une expérience aussi riche et immersive que divertissante !

11 et 12 septembre 2026, Vasles

Le Ouaille Note Festival devient désormais une habitude pour les lecteurs de Culture Dub. Toujours au stade Chargelègue de Vasles, en territoire gâtinais, cette édition promettait de belles surprises ! L’association Ouaille Note, qui gère désormais l’évènement du même nom, s’est encore fortement démenée pour permettre aux festivaliers une expérience aussi riche et immersive que divertissante !
Nous avions encore une fois la scène principale, couverte, accolée au stade, dans le gymnase, et la scène Chill renommée « Déglinguette », proche du parc Mouton Village.

Également, proche du grand bar extérieur, durant les interscènes, deux DJ jouaient dans leur petit espace pour ambiancer la partie extérieure à la salle durant les pauses sur la scène principale.

Deux jours bien remplis, avec pléthore d’artistes aux styles variés !

Vendredi soir, après la traditionnelle photo de famille des bénévoles, les portes ouvrent au public. Il est 19h30, l’enceinte se remplit doucement et le public commence à se mettre en jambes et à s’hydrater ; il peut aussi contempler les nouveaux graffs réalisés par Rebeb et d’autres artistes.
En salle, les techniciens terminent la mise en place du plateau et le premier groupe, Oak Veins, commence à prendre place pour faire feu dès 20h. Vainqueurs du tremplin organisé quelques semaines plus tôt, et déjà habitués de scènes d’une telle envergure, les quatre musiciens ont aisément conquis les premiers visiteurs, plus nombreux au fil du set. Le Heavy Blues Rock proposé par le groupe se révèle plus puissant que jamais, aussi bien par les compositions issues de leur album Woodenmind (2025) que par quelques reprises (Jimi Hendrix, Led Zeppelin…). Les Loudunais nous ont proposé un show solide, apprécié de la foule !

Vient ensuite le tour de la talentueuse Flavia Coelho, accompagnée du compositeur et multi-instrumentiste Victor Vagh-Weinmann, pour un show « Sound System », tous deux sur scène, pour un moment aussi haletant que coloré. La chanteuse brésilienne, à la voix si détonante et chaleureuse, a littéralement envouté la salle entière !
Les titres qui lui ont fait prendre le chemin des plus grandes scènes font tout autant mouche à Vasles : le show est dansant, au teint prononcé de sonorités brésiliennes, de « Funk Carioca », de Ragga, de Raggamuffin ainsi que de Reggae. Des compositions venues de Bossa Muffin ou DNA en terminant par « Bonne Nouvelle », clairement le public n’est pas déçu par l’énergie fournie par la chanteuse et son backeur instrumentiste !

La chaleur que dégage ce set met tout le monde en sueur tellement ça bouge !

22h30, la salle comble trépigne d’impatience pour ceux qui s’apprêtent à la retourner. Et pour cause, le groupe Skip The Use et son Rock survitaminé vient prendre place et dès l’intro où sonne le mythique « Bohemian Rhapsody » de Queen, les musiciens s’arment de leurs instruments, pendant que le public reprend en choeur la chanson. C’est beau à voir et l’harmonie perdure jusqu’à l’entrée tonitruante de Mat Bastard qui lance le show avec « Bastard Song » ! Leur « Love & Anxiety Tour », désormais bien rodé (ça se sent) et qui se poursuivra durant quelques mois, fait monter d’un cran le ton de la soirée ! Ça rock, ça fait bouger, danser, chanter du début à la fin du set. Mat, lui, en profitera pour se poser sur les crash-barrières le temps d’un moment partagé avec le public.

Avant-dernier groupe à camper la scène, le Duo Hip-Hop/Electro Bold (Chinese Man Records) vient nous faire profiter de ses créations issues de Dark Patterns. Composé de High-Ku (Chinese Man) et Supa-Jay (Scratch Bandits Crew), Bold nous ravit d’un Live Mix & Scratch, mêlant Hip-Hop, Reggae ou beats Electro. Et même si des titres comme « Kilowatt » (Ft Biga Ranx) sont déjà bien connus du public et font communier tout ce petit monde, c’est également avec le MC Youthstar, en guest, avec son flow légendaire, que les deux Beatmakers vont ambiancer les foules jusqu’à la fin !

Fin de cette première soirée en salle avec Atili, qui prendra le relais. Un moment où l’électro Dub est reine et où les passionnés et derniers festivaliers partagent la folie créative du Tourangeau, venu jouer son set Live-Dub mêlant des Mix de Hughlife, Misfits ou Freedom Fighter. Et si les compositions avec Biga Ranx amènent dès les premières notes le public à reprendre en choeur les paroles, les basses bien lourdes font trembler le parquet de la scène ! Dans la foule, ça saute autant que les têtes remuent.
Les collaborations de l’artiste sont mises en valeur tout au long de son passage, que ce soit le magnifique « Subterranean Exodus » (Ft Pupajim) ou le remix de « Clandestina » (Emma Peters) ; on notera aussi le Dub ultra lourd et engagé « Marie Jane » (ft Speng Bong).
Lorsqu’en interview Atili évite de répondre à une question sur sa chanson préférée, c’est sur scène qu’il y répond avec « 7 Days » (ft Biga Ranx). Le titre est déjà puissant par le texte, mais il l’est encore plus en Live.

Cette dernière chanson clôturera la soirée en salle et le public encore « gourmand » pourra profiter de la scène « Chill » jusqu’au petit matin, animée par Alain et la Baignade Sound System, où l’électro et la techno seront jouées devant les festivaliers, en majorité campeurs sur le site. Qu’on aime le style de musique ou non, l’ambiance conviviale, ainsi que la mise en scène du site, nous entraine dans une atmosphère remuante à souhait !

Le temps passant, on regarde nos montres : il est 5h00 du matin. On en profite pour faire un point sur notre première soirée, prendre le temps d’échanger avec les collègues photographes, médias, bénévoles et membres de l’asso autour d’un dernier verre et puis faire une courte sieste pour repartir « frais » (enfin à peu près) quelques petites heures plus tard !

Deuxième jour : ça se réveille tout doucement sur le site, les bénévoles sont déjà à pied d’oeuvre pour préparer cette seconde journée de festivités, on en profite pour petit-déjeuner, nous apprêter, décharger les cartes SD et recharger les batteries, et commencer le tri des premiers instants capturés (et on a tellement de choses à montrer que les choix sont assez difficiles…). Pas trop le temps de s’endormir, et le temps commence déjà à filer, au point de presque nous faire manquer le repas de midi : nous nous empressons de commander un excellent Burger chez Roule Tonton ! Durant ce temps, un bar à huîtres et rafraichissements était mis à disposition proche de Mouton Village et du Camping (nous avons malheureusement fait l’impasse dessus, mais les retours étaient excellents !)

L’après-midi arrive, les premiers artistes aussi, et nous en profitons pour échanger quelque peu avec eux. On range un peu notre bazar et on retourne au coin Chill pour aller voir les parties de Palets et autres animations proposées pendant que le duo « Disco Fire » installe son matériel. Pour celles et ceux qui ne les connaissent pas, les Parthenaisiens de la compagnie « Le Bout de l’Allumette » nous ont offert un show aussi communicatif que déluré et coloré. Une réussite que de les avoir programmés pour une reprise musicale dansante et participative, où le public pouvait participer à un Limbo collectif, à la corde à sauter, sur les réappropriations multi-styles de Disco Fire. Le public désormais bien réveillé participe ensuite à la Boom du Ouaille, avec Miss Mushy pour une fête déguisée (pour les plus courageux) avant de se préparer pour l’ouverture des portes du site et une nouvelle soirée festive et encore bien garnie au Gymnase !
Pendant ce temps, on reprend nos petits shoots photos avec les artistes, on se retrouve entre bénévoles, dernier brief de la soirée pour tous, et le site se remplit des premiers festivaliers.

C’est MC Defra, également vainqueur du tremplin, qui monte sur scène pour une mise en bouche aux traits Hip-Hop décalés et réfléchis ! Le Pictavien est venu accompagné de deux MCs et d’un DJ pour nous proposer ses textes qui mêlent engagement et humour ! Si des titres comme « Le Loup » ou « Nouveau Monde » invitent à réfléchir, d’autres comme « Ici c’est Poitiers » feront plutôt sourire. On ne peut que saluer le travail d’écriture et de mise en scène. Mais une tête bien connue vient faire son apparition sur la scène, pour le plus grand plaisir des amateurs du Rap décalé des années 2000 : Kamini prendra le micro aux côtés de Defra pour quelques couplets sans oublier son célèbre « Marly-Gomont », repris en choeur par la foule !

On passe à l’extérieur, où la première inter-scène intervient avec aux platines David (directeur de la salle Diff’Art de Parthenay), pour chauffer le public avant la suite !
Viennent ensuite sur la grande scène Fatbabs & The Riddim Ryders (Davojah et Cheeko) pour apporter une touche Reggae et Dub à la soirée. Si Fatbabs nous a fait profiter des productions de son album This Love is Forever, les deux MCs sont venus l’épauler comme ils en ont pris l’habitude depuis plus d’un an. Les basses poussent de nouveau fort, et ça vibre sur scène comme dans la foule, c’est communicatif.

Étant bien occupé aux shootings photos avec 2 groupes et à me restaurer rapidement, je n’ai malheureusement pas pu prendre de bonnes photos du concert, mais que ce soit au passage en salle au début du set comme de l’extérieur, le son était bon ! Et toujours ces petites émotions et pensées pour Naâman en entendant « I Feel your Love », l’un des derniers titres sur lesquels il a collaboré, avec les non moins iconiques voix de Pressure Busspipe et Marcus Gad !
On repart rapidement côté bar pendant que Bianca Costa commence. Nous avions des restrictions et n’avions donc pas le droit de shooter tout le set : nous ne passerons que quelques minutes en fond de scène pour écouter et shooter de loin l’artiste venue avec ses danseuses et musiciennes. Sa « Bossa Nova Trap (Trash ?) » fait des ravages dans la salle. Nombreux semblaient ceux qui la connaissent parfaitement et suivent depuis un moment ce phénomène scénique et musical. Son show est électrique et ultra dynamique. Ça danse sur scène et le light show est coloré ; c’est assez intrigant lorsqu’on ne connait pas assez l’artiste pour se faire une idée, mais on s’imagine assez facilement son lien avec ses fans.

Je parlais de voix iconiques dans l’avant-dernier passage, mais si l’on doit parler d’icônes, ceux qui suivent en sont tout autant pour beaucoup. La Ruda prend le relais sur scène, et c’est un pan de notre histoire et de notre culture musicale qui vient faire ronronner les enceintes de la salle. Le groupe saumurois, qui a marqué de son empreinte le Ska et le Rock Alternatif Français, n’a rien perdu de sa fougue et n’a surtout pas perdu son public ! Toujours aussi engagé, le groupe n’a pas eu de mal à faire reprendre ses titres phares.

Le concert dure un peu plus longtemps que les autres et c’est un réel plaisir de passer tout ce temps aussi bien à garder nos souvenirs par quelques photos qu’à les voir jouer, face à nous !

Un petit verre et quelques minutes pour échanger avec quelques personnes, et on repart en salle pour la fin de cette soirée sous le gymnase avec un show électro proposé par le Duo « Beat Torrent », composé d’Atom et Pfel, légendes du Turntablism hexagonal qui ont exporté à l’international, soit à eux deux, soit dans le collectif C2C (quadruples champions du monde DMC par équipe), leur savoir-faire comme leurs compositions. Le public restant (et il est encore nombreux) profite du set électro-Hip-Hop survolté, avec des titres issus deleur dernier EP Reset joués sur une scène épurée, naviguant du sombre aux flashs LED colorés, ou couverte d’un bleu ou d’un rouge très épais, et décorée d’une « bombe géante ? ». En tout cas, ça envoie et, comme c’était le cas pour Atili la veille, les vibrations sur scène ne se sont pas fait attendre ! Créé en 2007, Beat Torrent montre que l’Electro et le Turntablism français ont encore de beaux jours devant eux et surtout une histoire à cultiver !

Allez, on se quitte sur ces beats bien dynamiques pour repartir en zone « Chill », où « Alain et La Baignade » reprennent le contrôle des machines pour toujours autant de BPM. Le frais commence à se faire sentir, quoique peu si on suit les derniers fêtards qui se trémoussent à souhait devant les caissons, mais bon, apparemment pas assez, car la fatigue se fait sentir rapidement et, après une bonne heure à profiter encore un peu du festival, nous décidons de rentrer faire un petit somme côté camping bénévoles, bercés par le son de Mouton Village, non loin de nous.

Avant de nous quitter, nous tenions à remercier l’ensemble des bénévoles, les membres des associations Ouaille Note et Gatin’Ouaille pour leur accueil, leur bienveillance ainsi que leur confiance depuis quelques années, et les artistes qui ont joué le jeu du Shooting pour leur disponibilité, leur amabilité et leurs prestations ! Au nom de Culture Dub et Focus-Live.

Big Up, Manu.

Article en collaboration Culture Dub et Focus-live.com

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